La restauration
On nomme restauration la réparation d'un édifice en partie détruit ou en ruine pour le remettre en son état primitif en donnant à la pierre le même aspect qu'à l'époque de la constrcution. Tous les travaux exigent une exécution délicate qui doit être effectuée avec soin.
Si l'édifice est lézardé, il est prudent de placer des témoins pour constater si les affaissements continuent à se produire. Ils sont effectués avec du plâtre ou avec des plaques de verre scellées perpendiculairement à la fissure. Sur les témoins, on indique la date de cette pose.
On peut employer aussi un fissuromètre. Cet instrument est constitué d'un bâti en matière plastique, d'une loupe et d'une échelle de 5 mm divisée en graduations de 2/10 de mm; on peut ainsi, avec précision, mesurer la largeur des fissures.
S'il y a des affaissements, il faut prendre des dispoistions nécessaires pour exécuter les travaux de consolidation en sous-oeuvre, c'est-à-dire au-dessous de la maçonnerie existante. Si besoin est, il faut étayer l'édifice ou une partie de celui-ci. Si l'étaiement est important et suivant le volume de bois à employer, ce travail est très souvent effectué par des ouvriers charpentiers spécialisés.
La reprise en sous-oeuvre doit être effectuée avec précaution. Elle doit être faite soit par portions de 1 à 2 mètres environ à la fois, sans commencer une nouvelle surface avant que le mortier de la précédente n'ait pris suffisamment de consistance, soit par injections de mortier sous pression.
Les pierres détériorées sont très souvent remplacées par des incrustements (refouillements faits dans une façade pour y rapporter d'autres blocs).
Si les pierres à remplacer sont moulurées, on dessine le profil par un relevé (dimensions et formes des moulures) ou par estampage. Celui-ci, est fait par une application de terre glaise sur la moulure; cette terre, détachée avec précaution, donne un moule reproduisant le contre-profil à l'aide duquel on obtient, avec du plâtre à mouler, le profil exact de la moulure à exécuter.
Après la pose, quelque fois, les pierres remplacées sont patinées pour leur donner la tonalité de l'ensemble de l'édifice. Cette patine s'obtient le plus souvent avec un peu d'ocre dissoute dans de l'eau (emploi d'une éponge que l'on tapote sur la pierre). On peut utiliser aussi une décoction d'orties; il suffit de faire bouillir de l'eau, d'y jeter les orties qui donnent à celle-ci une coloration grise, celle qui se rapproche de la patine des vieilles pierres. Mais attention, plus on met d'orties, plus la patine est sombre.
Il faut être prudent pour faire la teinte, il vaut mieux qu'elle soit claire que foncée, le temps et les années feront le reste.
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